jeudi 29 mars 2007
Brèves de campagne : Symptômes ?
Par etoile, jeudi 29 mars 2007 à 09:46 :: Actualités Médias
Les hauts faits et les bas-côtés d’un traitement médiatique exemplaire (forcément...). Quelques brèves informations qui en disent plus long qu’il n’y paraît. La rubrique « Brèves de campagne » leur est dédiée. Quelques symptômes relancent ces questions : les médias sont-ils aussi équitables et innocents et les journalistes toujours aussi insolents, professionnels et indépendants que d’aucuns d’affirment ?Equitables ?
« Un niveau conforme au principe d’équité ». C’est l’appréciation portée par le CSA dans son communiqué du 16 mars 2007 sur les « temps d’antenne et de parole des candidats déclarés ou présumés et de leurs soutiens sur TF1, France 2, France 3 (édition nationale), Canal+ (programmes en clair) et M6 (édition nationale), du 1er décembre 2006 au 9 mars 2007. » Le Conseil a salué « les efforts des chaînes » dans la mesure où « les deux candidats bénéficiant des temps de parole les plus élevés totalisent moins de la moitié du temps consacré à l’actualité électorale, soit en moyenne, sur les cinq chaînes, environ 41 % du temps de parole et 48 % du temps d’antenne. »

Dimanche, l’IFOP livre sa dernière production : Sarkozy continue de chuter. On regarde de plus près et on constate qu’en un mois, le candidat de l’UMP a en effet perdu une intention de vote sur quatre. On écoute la radio, on regarde la télé... Non, rien. Au contraire, lundi matin, nous voilà inondé par un autre sondage, de TNS-SOFRES celui-là, et qui semble démentir le premier. Et cette fois tout le monde en parle. Sauf qu’il a été réalisé deux jours avant. On s’interroge : Sommes-nous bien informé ? Nous manipulerait-on ?
Les médias traditionnels, par facilité journalistique, persiste à préférer rendre compte des sondages au travers d'un simple pourcentage qui en lui-même n'a aucun sens, plutôt que de parler d'intervalle de confiance, seul mesure réaliste dont l'instrument sondage est capable.
La notion de média massif, formaté, rigide, unilatéral, opérant la séparation des acteurs et des spectateurs est, on le sait, largement remise en cause par l’internet. Mais l’étude du mécanisme portant le nom de syndication RSS montre que la notion même de média doit être profondément réinterrogée : s’il est préférable, pour reprendre le slogan des pratiques alternatives, de « devenir » le media plutôt que de le « haïr », on se demandera désormais aussitôt : quel média ? La syndication RSS permet en effet de transformer l’information en pratiques de production permanente de subjectivité. Circulant automatiquement de blogs en blogs, de sites en sites, sans cesse renouvelée, archivée, sélectionnée, personnalisée, enrichie, l’information devient le combustible malléable des individus comme des communautés qui en font usage. Historique et potentialités en devenir de ces innovations seront ici présentées.