L'UMP a répliqué mercredi matin par la voix de sa porte-parole Valérie Pécresse qui a conseillé à Mme Royal de ne pas "perdre son calme et sa sérénité" ni "injurier ses adversaires".

Au même moment, le camp de la candidate enfonçait également le clou: l'un de ses porte-parole, Vincent Peillon, accusant M. Sarkozy d'être "un menteur récidiviste".

François Bayrou a saisi dans cette polémique l'occasion de se démarquer à nouveau de ses deux adversaires.
"Vous avez la préfiguration, dans cet échange d'injures, de ce que serait la vie politique française si l'un des deux était élu", a déclaré le candidat centriste, qui se veut le champion de la "République apaisante" et de la "contestation constructive" en s'en prenant à la "guerre perpétuelle entre l'un et l'autre".

Les trois principaux candidats ont par ailleurs continué de battre la campagne: M. Bayrou en déplacement à Blois, M. Sarkozy rencontrant des acteurs du milieu culturel à Paris et Mme Royal à Lyon. Dans une école d'infirmières lyonnaise, Mme Royal a dénoncé la proposition de franchise médicale de son adversaire UMP.

De son côté, le candidat FN Jean-Marie Le Pen, pour qui l'envolée de M. Bayrou dans les sondages est "bidon", a assuré, dans Le Monde, que ses adversaires qui "essayent de courir derrière" lui le "renforcent".

Source : news.fr.msn.com