vendredi 20 juillet 2007
L’euphorique début d’épopée de Sarkozy
Par etoile, vendredi 20 juillet 2007 à 08:21 :: Journaux
Que de victoires, presque de triomphes en un laps de temps si court ! Les deux premiers mois de présidence de Nicolas Sarkozy donnent un sentiment d’élation, voire d’euphorie, surtout si l’on se réfère à la situation immédiatement précédente où bien des dossiers épineux semblaient bloqués à triple tour.Malgré quelques hésitations, l’Allemagne aura été séduite par un ton constructif et respectueux de sa nouvelle place en Europe, la première. Le sacrifice, il est vrai important, de la présidence d’Airbus, est en partie compensé par la transformation sans coup férir d’EADS en véritable société unique et centralisée, avec un président français Louis Gallois, issu directement du sérail de Jean-Pierre Chevènement. Avec l’Algérie, notre autre voisin immédiat, la fermeté mêlée au pragmatisme s’est révélée payante, bien davantage que les courbettes précédentes, lesquelles ne prenaient pas en compte la volonté de Bouteflika et de son coadjuteur crypto-islamiste Belkhadem, de ne jamais signer un traité d’amitié, si aplati qu’il soit, avec une France qui séduit trop tous les Algériens.

La valeur travail ? La CGT a plongé dedans hier en organisant une journée de mobilisation à la veille de la reprise des négociations interprofessionnelles sur la pénibilité du travail. Promise par François Fillon, alors ministre du gouvernement Raffarin, à l’issue de la très contestée réforme des retraites de 2003, les discussions entre le patronat et les syndicats sont totalement bloquées. Le MEDEF a d’emblée considéré cette négociation comme « la patate chaude », que lui avait refilée le gouvernement pour se débarrasser d’avoir à décider d’un départ anticipé en retraite pour les salariés usés à la tâche.
Un baisemain du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à son ancienne institutrice a provoqué mercredi la colère du quotidien islamiste Hezbollah, organe des purs et durs.