La valeur travail, c’est le respect du salarié
Par etoile, jeudi 14 juin 2007 à 08:44 :: Journaux :: #35 :: rss
La valeur travail ? La CGT a plongé dedans hier en organisant une journée de mobilisation à la veille de la reprise des négociations interprofessionnelles sur la pénibilité du travail. Promise par François Fillon, alors ministre du gouvernement Raffarin, à l’issue de la très contestée réforme des retraites de 2003, les discussions entre le patronat et les syndicats sont totalement bloquées. Le MEDEF a d’emblée considéré cette négociation comme « la patate chaude », que lui avait refilée le gouvernement pour se débarrasser d’avoir à décider d’un départ anticipé en retraite pour les salariés usés à la tâche. |
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« Ils hurlent dans notre dos » « Nous ne nous laisserons pas plus longtemps usurper la valeur travail et le respect qu’on lui doit pour les convertir en leçon de morale patronale et en poudre aux yeux électorale », a dénoncé hier Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, en meeting à Dunkerque, dans le Pas-de-Calais. Si le gouvernement confirme la tenue, en septembre, d’une conférence sur les conditions de travail, la CGT « entend s’y rendre dans un état d’esprit offensif », a-t-il annoncé. Dans cette région du nord de la France, une étude montre que le nombre de maladies professionnelles a plus que doublé depuis 1999. Pour beaucoup venus des départements alentours, plusieurs - syndiqués ont témoigné de ce que Fatima, salariée du nettoyage a nommé des « conditions indignes de notre époque ». Christelle, opératrice dans un centre d’appel, a aussi raconté : « les chefs hurlent, ils hurlent en permanence dans notre dos les objectifs que nous devons réaliser ». Pour Bernard Thibault, « le respect de la valeur travail, c’est d’abord le respect de l’intégrité physique et mentale de l’être humain ». Cela passe par l’octroi d’un droit au départ anticipé en retraite. Selon une enquête du ministère du Travail, 96 % des Français sont d’accord. Le MEDEF doit donc se résoudre à l’accepter. Sans quoi, une loi-cadre doit le décider, demande la CGT. Tenant hier son premier meeting depuis l’élection présidentielle, Bernard Thibault en a profité pour appeler les plus de 1 500 militants réunis à Dunkerque, à « bien prendre la mesure du nouveau contexte. » Pour lui, l’élection de Nicolas Sarkozy ne met pas un terme aux préoccupations sociales. Confrontée à « l’exercice concret du pouvoir », toute majorité peut rencontrer des mobilisations qui « parviennent à infléchir les décisions », confiait-il à l’issue du meeting. Il a donc incité ses troupes à se préparer à ce « moment de vérité », face à une droite décomplexée. « Nous sommes conscients que le mouvement syndical en général et la CGT en particulier vont devoir faire face à des questions décisives », a prévenu Bernard Thibault, appelant les militants à utiliser tous les leviers syndicaux pour imposer dans le débat les préoccupations salariales : l’action, la négociation, la résistance et la proposition. « Nous jugeons aux actes », a-t-il répété, avec quelques rendez-vous déjà inscrits au calendrier, dont celui, qui arrive très vite, de la revalorisation du Smic. Nicolas Sarkozy a déjà annoncé refuser tout coup de pouce, alors que la CGT veut le voir porter tout de suite à 1 500 euros. Source : humanite.fr |

La valeur travail ? La CGT a plongé dedans hier en organisant une journée de mobilisation à la veille de la reprise des négociations interprofessionnelles sur la pénibilité du travail. Promise par François Fillon, alors ministre du gouvernement Raffarin, à l’issue de la très contestée réforme des retraites de 2003, les discussions entre le patronat et les syndicats sont totalement bloquées. Le MEDEF a d’emblée considéré cette négociation comme « la patate chaude », que lui avait refilée le gouvernement pour se débarrasser d’avoir à décider d’un départ anticipé en retraite pour les salariés usés à la tâche.
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