Que de victoires, presque de triomphes en un laps de temps si court ! Les deux premiers mois de présidence de Nicolas Sarkozy donnent un sentiment d’élation, voire d’euphorie, surtout si l’on se réfère à la situation immédiatement précédente où bien des dossiers épineux semblaient bloqués à triple tour.

Malgré quelques hésitations, l’Allemagne aura été séduite par un ton constructif et respectueux de sa nouvelle place en Europe, la première. Le sacrifice, il est vrai important, de la présidence d’Airbus, est en partie compensé par la transformation sans coup férir d’EADS en véritable société unique et centralisée, avec un président français Louis Gallois, issu directement du sérail de Jean-Pierre Chevènement. Avec l’Algérie, notre autre voisin immédiat, la fermeté mêlée au pragmatisme s’est révélée payante, bien davantage que les courbettes précédentes, lesquelles ne prenaient pas en compte la volonté de Bouteflika et de son coadjuteur crypto-islamiste Belkhadem, de ne jamais signer un traité d’amitié, si aplati qu’il soit, avec une France qui séduit trop tous les Algériens.

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