Internet ne permet pas seulement de s'affranchir des rotatives et de la pâte à papier, il offre en plus une infrastructure de diffusion sans précédent dans l'histoire de l'Humanité. Ce n'est pas être grandiloquent que d'affirmer cela. Car force est de constater que cette « toile d'araignée mondiale » constitue déjà, et encore plus demain, un mass media universel en temps réel, donc presque intemporel.
Jamais aucun autre instrument - que cela soit la presse écrite, la radio et la télévision - n'avait pu offrir jusqu'à maintenant la possibilité d'informer aussi rapidement et simultanément un public potentiel de dizaines de millions d'individus dans tous les pays du monde.
Cette « mondiovision » de la presse écrite, qui dépasse de loin celle des retransmissions télévisées de quelques événement internationaux, donne un coup de vieux au problème récurent, coûteux - mais pourtant si vital encore - de la distribution des journaux imprimés jusqu'à chacun de ses lecteurs.
Avec Internet, la distribution devient « diffusion » et le lecteur devient « utilisateur », lequel ne se contentera plus de « feuilleter » son journal mais de « naviguer » sur l'information. Avec ces changements de comportements, c'est toute l'approche traditionnelle de la presse qui se trouve remise en cause.
La presse commence à entamer cette profonde mutation, dont bon nombre d'éditeurs ignorent où elle les menera. Une seule chose est sûre : Internet fait entrer de plain-pied les éditeurs de la presse imprimée dans la mondialisation de l'information qui caractérise notre société post-industrielle. Certains s'y préparent déjà, d'autres ne veulent rien voir ni rien entendre..
Source: scd.univ-tours.fr
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